Post-industrial jungle

Musée Verket, Avesta (Suède)

80 œuvres sculptées.
Scénographie sur 650m²

Le directeur du musée d’Avesta, découvrant l’atelier dionysien de Nicolas cherchait comment relier le travail organique et algal du sculpteur avec le projet propre de sa structure. Verket se tient sur une immense emprise anciennement industrielle, avec ses haut-fourneaux, son pont roulant, ses pièces de forge énormes. C’est l’objet même du musée : tâcher à faire chanter le patrimoine industriel du site. Ce sera la proposition Post-industrial jungle, qui enlèvera le sculpteur et son alter ego le jazzman et performeur Curtis Jones dans la région d’Uppsala.

Le chantier est à faire intégralement, cette partie du musée est encore un hangar, le sol, « un ballast », y poser les sculptures empâterait leurs lignes. Nicolas imagine de les suspendre. Avec la complicité d’Olivier Brunelière, il installe des socles qui laissent flotter les œuvres, suspendus à la charpente par de fins câbles d’acier. L’ensemble est relié par des fils de nylon au pendule d’une balançoire, animée par les visiteurs, qui transmet au mobile un bercement marin de courants contradictoires. Les spots sont orientés en sorte que les rais de lumière suivent la même incidence. Des pans de voilages, tombant des hauts plafonds, en diffractent l’or.

Cette éblouissement scénographique, ses merveilles, convainct le musée de proposer, à l’issue des six mois d’exposition convenue, son renouvellement. Une saison, puis deux… Les œuvres, aujourd’hui revenues à l’atelier de Saint-Denis seront restées trois ans en Suède.

publication du musée Verket